LE COIN D'ANNICK BOULEAU : FILMOGRAPHIE

observer, deviner, pratiquer

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En silence

numérique couleurs, 7'10, 2016.
réalisation (image, son, montage) : Annick Bouleau
Production : Ansedonia (c)


Pour faire un lien vers ce film :
http://ouvrirlecinema.org/pages/mon-coin/ab/filmo/ensilence.html



Clic sur l'image pour accéder au film. Pour accès au travail de Doris Schlaepfer, cliquez ICI

I
Ici, que se passe-t-il, en silence ? Ici, c'est-à-dire dans l'enregistrement filmé (image et son) de ces quelques minutes de quelqu'un qui peint, quelqu'un au travail que vous regardez depuis votre ordinateur.

L'enregistrement filmé, est la trace de la présence d'un appareil enregistreur (ici, un téléphone) tenu en main par un autre être humain.

Alors, dans le visionnement de cet enregistrement, nous allons assister à une interférence de décisions… Un film, comme une rencontre de décisions, d'hétérogénités…

Elle, Doris, dans sa fonction, dans sa praxis de peintre, avec son pinceau et son crayon noir, dans les allers-retours incessants de son regard — toile blanche-toiles d'araignée —, quelque chose se décide : poser : que ce soit le regard ou l'instrument graphique. Va et vient virevoltants entre les toiles…

Avant le jour de cet enregistrement, combien de décisions ont été prises ! La toile blanche est déjà bien tachée, occupée, graphée, colorée…

Et moi, en ce jour, je l'accompagne. Je prends quelques photos. Doris me demande : tu filmes ? Et je lui réponds que non, que je fais des photos. Désormais, on ne sait plus, on ne peut plus deviner ce que fait cet autre quand il dirige sur vous une optique, tant la technique a multiplié ses potentialités…

Oui, je m'étais dit que je ne ferai que des photos, que je n'ai pas le courage de filmer, parce que filmer m'engage d'une autre façon, beaucoup plus forte et dévorante. J'étais bien avec Doris, à l'accompagner dans ce domaine qui ressemble à un impressionnant village abandonné. J'avais simplement envie de jouir de cet instant d'existence. Dehors, la lumière de fin d'été, un petit vent encore matinal, assez frais — un micro-climat m'avait prévenue Doris — dans ce couloir viticole entre le massif des Corbières et la Montagne noire.

Sa question a réveillé une envie toujours en sommeil… et j'ai fini par abandonner mon petit Lumix pour prendre mon téléphone et filmer.

Un film, quel qu'il soit, à condition d'y croire (mais à quoi??), comme une suite de décisions…

.… À vous de voir


(2 octobre 2016)

II

(à suivre…)

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